Retour sur le cartopartie du mardi 9 août

Mardi 9 août à partir de 18h, s’est tenue la première cartopartie sous forme Flash Map Mob de Poitiers.

Pour tester la contribution directe à OpenStreetMap, nous avons essayé différents outils :

  • Maps.me ;
  • Vespucci ;
  • Mapillary.

À la fin du rendez-vous, nous avions contribué quelques données, mais nous avons surtout relevé tous les problèmes et pièges liés à la contribution directe à OSM et l’utilisation de ces applications.

C’était en tout cas très intéressant car bien éloigné des habitudes de contribution en deux temps (relevé puis transcription sur OSM).

Outils

Maps.me

Nous avons entré quelques informations via cette application.

Nous étions tous débutants avec cette application, voici les problèmes que nous avons rencontrés :

  • problème avec l’interface qui permet de rentrer les horaires d’ouverture et de fermeture : l’horaire de fermeture n’est pas bien prise en compte.
  • manque les traductions en français dans l’interface (au moins l’interface pour les horaires : to, from).
  • façon de rentrer les horaires est un peu déconcertante pour les contributeurs habituels : il faut rentrer les horaires en début et fin de “journée” puis ensuite ajouter les horaires de fermeture(s) intermédiaire(s). C’est une certaine logique, mais l’affichage des horaires dans les magasins (10h-13h, 14h-19h) n’aide pas à découvrir cette façon de penser.

Quelques informations sur le fonctionnement de cette application :

  • le message de changeset est automatiquement généré par l’application et est plutôt cohérent, même s’il n’apporte pas beaucoup d’informations complémentaires.
  • les modifications sont automatiquement contribuées à OSM. Quelle est la logique derrière l’envoi des modifications (au bout de combien de modification, de temps, de temps d’inactivité,…) ?

Bien qu’ayant encore quelques problèmes, cette application est très agréable à utilisée et est le parfait compagnon.

Vespucci

Quelques modifications apportés à la carte via Vespucci.

Retours sur l’utilisation :

  • il n’y a aucune aide pour rentrer les horaires et il est donc très facile de se tromper ;
  • par contre, il suggère certaines valeurs de façon tout à fait intéressantes (noms de magasins déjà utilisés,…).

Il serait intéressant de pouvoir enregistrer les modifications de Vespucci dans un fichier .osm pour ensuite les charger et vérifier sous JOSM avant envoi. Est-ce possible ?

Mapillary

Nous avons fait plusieurs traces dans la rue Léon Gambetta.

L’un de nous est passé par l’application Android de Mapillary (téléchargée sur le magasin d’application par défaut). Une fois l’application prise en main, le relevé n’a posé aucun problème.

Précision importante : le but étant de photographier les façades, il s’agissait de photographies de côté, perpendiculaires à la direction.

À posteriori, nous nous sommes aperçu de quelques problèmes qui réduisent l’intérêt des captures réalisées :

  • intervalle entre deux prises de vues : dans des rues étroites comme la rue Léon Gambetta (majoritairement moins de ? m), les téléphone ne peuvent prendre que des petites portions de façade. Un intervalle de 5s ou de 5m entre chaque photo n’est pas du tout suffisant, sachant qu’il faut mieux photographier en mode portait pour voir à la fois le rez-de-chaussée et un peu du premier étage, quelques informations importantes étant parfois présentes assez haut dans l’image (n° dans la rue, nom de rue,…).
  • précision de la position : il est très important de vérifier, avant de commencer, que l’on dispose bien d’un signal GPS très précis, ce qui est indispensable au bon placement des photos.
  • orientation : pour des raisons inconnues, l’orientation/boussole du téléphone n’a pas été prise en compte, ce qui fait que les directions des photos sont fausses ! Prévoir, au minimum, de tester le bon fonctionnement de la boussole du téléphone avant de commencer le premier relevé.
  • changement de position du téléphone au cours de la prise de vue : lorsque l’on souhaite changer l’orientation du téléphone (portrait↔paysage), il faut absolument arrêter l’enregistrement et en recommencer un nouveau, autrement cette nouvelle orientation ne sera pas prise en compte (exemple : paysageportrait dans le même relevé). Il s’agit d’une limite des algorithmes de traitement de Mapillary, le problème étant le même si on ne passe pas par l’application.
  • déplacement : dans l’idéal il faut se déplacer lentement, sinon on risque le flou de bougé (exemple) ou que le mouvement se voit par un décalage progressif des objets dans l’image (exemple).

Quelques idées et pistes pour résoudre ces différents problèmes :

  • trouver et mettre à disposition différentes applications pour téléphones : affichage de la boussole, affichage de la position GPS, du nombre de satellites vus et de la précision de la position (HDOP ?), alerte sur la dégradation du signal GPS (bip sonore ?) ;
  • concevoir un boîtier GPS datalogger qui se fixe sur un appareil photo (vis située dessous, par exemple), prend la position GPS avec une grande précision, mais aussi l’orientation 3 axes de l’appareil photo. Le boîtier pourrait disposer d’un bouton pour définir l’orientation à plat de l’appareil photo et d’une LED pour indiquer que le signal GPS est de bonne qualité ;
  • en complément, vérifier que le processus de traitement des photos inclus bien toutes ces informations dans les photos ;
  • traduire en français et facilité l’accès aux bonnes pratiques de photographie pour Mapillary (wiki#Capturing, articles du blog de Mapillary) ;
  • remonter les problèmes à Mapillary.

JOSM

Très déconcertant à prendre en main par les débutants, il faut vraiment expliquer les toutes premières bases de l’interface et les grands principe pour que les nouveaux contributeurs ne soient pas rebutés !

Il n’existe malheureusement pas d’alternative à ce logiciel, pour la contribution à OSM, du fait de sa richesse fonctionnelle et de son ensemble conséquent de greffons disponibles.

Le déroulement

Après un moment sur place pour présenter, télécharger et installer les applications, nous avons parcouru la rue Léon Gambetta. Nous sommes ensuite revenu à notre lieu de départ pour un temps d’échange et de recherche sur les obstacles que nous avons rencontrés.

Lors de l’échange, nous avons discuté de la différence entre un logiciel d’édition de SIG et les logiciels d’édition d’OSM (iD, JOSM) et notamment du fait qu’il n’y ai pas de calques et donc pas d’organisation des données par type (les infrastructures sur un calque, les zones naturelles sur une autre,…). Il s’est aussi révélé important de discuter de la façon de représenter un commerce et comment/pourquoi séparer le bâtiment et ce qu’il contient.

Passer à la vitesse supérieure ?

Prévoir pour la prochaine fois :

  • prévoir et mettre en œuvre la visualisation des modifications effectuées, une première fois avant la cartopartie, pour test, et en réel à la fin de la session, pour bien avoir un visuel du résultat de notre engagement ;
  • pré-télécharger les applications et les proposer via une PirateBox ou équivalent ; surtout pertinent pour les personnes n’ayant pas de forfait téléphonique avec transfert de donnée ;
  • cibler la zone à parcourir et imprimer des Field Papers ;
  • s’il y a des débutants, présenter, en début de session, le fonctionnement des applications et quelques principes d’OSM liés aux buts recherchés (commerces et occupation des bâtiments : comment/pourquoi séparer les deux ; tags à utiliser ; …).

Reste à faire :

  • étudier le logiciel Orux Maps qui peut utiliser les fonds de carte OSM et permet à priori l’édition de données cartographiques ;
  • remonter les problèmes aux développeurs des différentes applications ;
  • retrouver toutes les aides, conseils et didacticiels de Mapillary ;
  • lister les greffons intéressants de JOSM pour guider les nouveaux utilisateurs lors de l’installation ou de la première utilisation ;
  • trouver toutes les pages et ressources d’aide pour les logiciels que l’on utilise (site de l’éditeur/application, wiki OSM,…).